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Déplacements professionnels : 5 règles d’or pour réduire leur impact

mis à jour le 20 janvier 2025

Caroline Vivant Kaba Impact

Caroline Vivant

Malgré le développement des réunions en visioconférence, les déplacements professionnels continuent de représenter une part importante de l’empreinte carbone des entreprises. Pourtant, il est possible de réduire significativement leur impact grâce à quelques règles simples. Découvrez comment intégrer ces bonnes pratiques dans votre stratégie RSE.

déplacement professionnel

©fikri-rasyid Unsplash

Les transports sont aujourd’hui le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre (GES) en France, représentant environ 30 % des émissions totales1. Au sein des entreprises aussi, les déplacements professionnels — qu’ils soient pour des réunions, des formations ou des événements — pèsent lourd dans l’empreinte carbone. Un vol aller-retour Paris-Marseille, par exemple, génère 170 kg de CO₂ par passager, soit l’équivalent de 6 mois de chauffage pour un studio2. Pourtant, de nombreux déplacements pourraient être évités ou optimisés.

Découvrez cinq règles essentielles pour réduire l’impact environnemental de vos déplacements professionnels, tout en renforçant votre engagement écologique.
 

Règle 1 : Questionner la nécessité du déplacement

Avant de programmer un déplacement, posez-vous cette question : Est-il indispensable ?

  • Favoriser les alternatives : Une réunion en visioconférence peut souvent remplacer un déplacement, surtout pour des échanges d’information ou des suivis de projets. Selon l’Ademe, généraliser les visioconférences pourrait réduire de 30 % les déplacements professionnels en entreprise.
  • Réserver les déplacements aux cas essentiels : Un voyage doit être justifié par une forte valeur ajoutée, comme la nécessité de rencontrer un client ou de visiter un site clé.
  • Opter pour la formation à distance lorsque cela est possible.
  • Si le déplacement est indispensable, optimiser-le en calant d’autres rencontres ou des rendez-vous commerciaux dans le même secteur.

En sensibilisant vos collaborateurs à ce premier réflexe, vous pouvez réduire significativement votre empreinte écologique et vos coûts.
 

Règle 2 : Choisir le mode de transport le moins impactant

impact transport

©Mon Impact Transport Ademe

Lorsque le déplacement est indispensable, le choix du mode de transport est crucial :

  • Privilégier le train : Un trajet en train émet en moyenne 50 fois à 100 fois moins de CO₂ qu’un vol domestique. Reprenons notre Paris-Marseille : bien loin des 170 kg de CO2 en avion ou en voiture thermique individuelle, l’option train n’émet que 2,2 kg de CO2.
  • Éviter l’avion pour les courtes distances : La loi Climat et Résilience interdit désormais les vols pour des trajets réalisables en moins de 2h30 en train. Cela reste une bonne pratique à généraliser au sein des entreprises (voir encadré sur la politique de transport)
  • Favoriser le covoiturage ou les véhicules partagés : Si le train n’est pas une option, privilégiez les véhicules électriques et/ou le covoiturage. Pourquoi ne pas lancer un appel interne pour savoir si d’autres collaborateurs ont un déplacement prévu à la même date pour se grouper ?

En tant que responsable RSE ou RH, mettre en place un outil de réservation centralisé pour favoriser les transports durables peut aider vos collaborateurs à faire le bon choix.

 

Règle 3 : Opter pour des hébergements écoresponsables

L’impact d’un déplacement ne se limite pas au transport : le choix de l’hébergement joue également un rôle.

  • Sélectionner des établissements labellisés : Tournez-vous vers des hôtels certifiés Clef Verte ou Écolabel Européen, qui s’engagent à réduire leur consommation d’énergie, d’eau et leur production de déchets.
  • Éviter les grands complexes hôteliers : Préférez des hébergements indépendants ou des chambres d’hôtes, souvent plus durables.
  • Centraliser les réservations : Mettez en place une politique qui intègre ces critères dans les choix d’hébergement pour faciliter leur adoption par vos équipes.
     

Règle 4 : Adopter des repas plus respectueux de l’environnement

Les repas pris lors des déplacements peuvent également alourdir l’empreinte écologique. Voici quelques bonnes pratiques :

  • Privilégier une alimentation locale et de saison : Soutenez les restaurants ou traiteurs proposant des produits issus de circuits courts.
  • Réduire la viande : Selon l’Ademe, un repas végétarien génère 50 % moins de GES qu’un repas avec de la viande rouge. Encouragez vos collaborateurs à faire ce choix régulièrement.
  • Éviter le gaspillage alimentaire : Sensibilisez les équipes à la commande juste (pas de surplus) et aux dons éventuels.
  • Limitez les emballages jetables : les déplacements sont propices aux repas pris sur le pouce, souvent les plus emballés. Avoir un kit de couvert et une gourde dans son sac peut permettre de limiter ces ustensiles et bouteilles à usage unique.

Ces différents points peuvent faire l’objet d’une sensibilisation et d’une “charte du déplacement professionnel responsable”.
Découvrez aussi des pistes pour réduire l’impact de la “cantine” de votre entreprise

Pourquoi rédiger une politique de transport en entreprise ?

Pour structurer vos actions et impliquer vos équipes, il est indispensable de formaliser une politique de transport :

  • Définir des lignes directrices claires : Précisez les modes de transport et hébergements à privilégier, ainsi que les bonnes pratiques à adopter (visioconférences, covoiturage, etc.).
  • Centraliser les outils de réservation : Facilitez le respect de cette politique en proposant des outils pratiques et conformes aux critères RSE.
  • Suivre les résultats : Mettez en place des indicateurs pour évaluer l’impact des déplacements (émissions de CO₂, distance parcourue, etc.).

Un document clair et partagé crée une dynamique collective et facilite le suivi des objectifs. Kaba Impact peut vous accompagner dans l’élaboration de ces documents.

Règle 5 : Compenser ce qui ne peut être évité

Malgré vos efforts, certains déplacements auront toujours un impact. La compensation carbone permet de réduire leur effet résiduel :

  • Soutenir des projets de reforestation ou d’énergie renouvelable : Des organismes comme Reforest’Action ou GoodPlanet proposent des solutions fiables de compensation.
  • Adopter une approche complémentaire : Combinez compensation et réduction, plutôt que de voir la compensation comme une solution unique.


Réduire l’impact écologique des déplacements professionnels n’est pas seulement une nécessité environnementale : c’est aussi un moyen de limiter vos coûts et de renforcer votre stratégie RSE. En appliquant ces cinq règles, vous engagez votre entreprise dans une démarche durable et responsable.


1. Ministère de la Transition écologique

2. Ademe - Mon Impact Transport